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LE MOT DU MAIRE 2010

Le projet de réformes des collectivités territoriales, et celui de la taxe professionnelle, proposé par les pouvoirs publics, a suscité des interrogations légitimes de la part des élus, plus particulièrement des maires lors de leur dernier congrès à PARIS. Dans ce même contexte les présidents d'EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale), les présidents des Départements et Régions ont eux aussi émis des réserves sérieuses, voire des désaccords, sur les nouvelles orientations contenues dans ces deux réformes.
Au delà de ces interrogations, ce sont les futurs moyens financiers qui inquiètent les élus locaux ; moyens que l'Etat compenserait certes pour la taxe professionnelle, mais qu'en sera t il de l'évolution de cette compensation ? Vraisemblablement l'expansion économique sera dans le futur très peu contributive aux nouvelles ressources fiscales ; puis enfin, le but n'est il pas à terme de faire peser sur les ménages, pour partie en tous cas, le manque à gagner que la réforme de la taxe professionnelle va engendrer ?
S'agissant des Départements et des Régions, les mêmes interrogations se posent : quelles compétences ? quels moyens ? Nous craignons dans nos petites communes de ne plus bénéficier des soutiens financiers actuellement apportés par les Départements et les Régions, suite à leur probable fusion. En conclusion, moins de projets communaux, moins d'investissements, moins d'activité pour les entreprises et à fortiori moins d'emplois, tout ceci à un moment où les collectivités doivent affronter des questions prioritaires que sont : l'école, l'environnement, les économies d'énergie, les transports, le vieillissement de la population, la modernisation des structures existantes etc.
Les réformes sont indispensables et nous devons nous adapter surtout lorsque des difficultés conjoncturelles se présentent comme actuellement ; la méthode destinée à la mise en œuvre de ces réformes est d'autant plus importante qu'elle nécessiterait de dialoguer, de cerner communément les objectifs, d'analyser les besoins ou les compétences, de convenir de leurs financements et en final de modifier voire corriger la fiscalité si nécessaire. Il n'est pas inutile de rappeler l'importance de l'investissement public en FRANCE ces dernières années, il est générateur d'activité, de richesses et d'emploi ; chacun des acteurs publics doit remplir sa mission. Puissent les prochains débats au Parlement s'orienter vers des perspectives rassurantes sur le contenu de ces deux réformes, c'est le vœu que je formule pour nos communes, afin qu'elles poursuivent leur développement et répondent aux besoins de leur population.
Dans quelques semaines, notre commune posera la première pierre du nouveau restaurant scolaire ; il s'agit d'un gros investissement dont le coût dépasse le million d'euros hors taxes ; L'engagement de telles dépenses nécessite certes une confiance en l'avenir, mais aussi une certaine lisibilité. Il y a 10 ans l'Etat nous incitait à nous regrouper au sein de communautés de communes, à harmoniser nos taux de taxe professionnelle. Aujourd'hui certaines règles du jeu changent d'où cette légitime inquiétude que je souhaitais exprimer.

Préparer l'avenir, nous y travaillons jour après jour, et les élus savent que la persévérance est aussi une vertu indispensable à l'exercice de leurs fonctions, quelque soit les situations à affronter.


Bonnes fêtes de fin d'année
Meilleurs vœux de bonne et heureuse année 2010.


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